Flâneries 30 juin 2015

Mardi 30 juin 2015, c’est à la Maison Chaumoise que les « Amis de Jean Huguet  avaient rendez-vous.
Si la chaleur presque caniculaire en a découragé quelques uns, les plus téméraires se sont regroupés. Chapeaux, casquettes, lunettes de soleil s’imposaient pour cette première flânerie dans les ruelles chaumoises où l’ombre ce jour-là était très recherchée !
Après l’accueil toujours chaleureux de Geneviève qui nous a brièvement conté l’histoire de la « Maison Chaumoise », Roger Lescop, ancien président nous expliquait la genèse du projet des « Flâneries ».
Claude Goumoëns, nouvelle présidente soulignait l’intérêt de cette initiative, destinée à faire connaître la vie et l’oeuvre du grand écrivain grâce auquel la Chaume est devenue une « civilisation » à part entière.
Face à la Maison chaumoise, en guise d’introduction et de cadre, les deux Françoise lisaient des textes de Jean issus de deux de ses ouvrages : « Si la Chaume m’était contée » et « La Chaume un peuple en fête » (écrit en collaboration avec Gaby Anger). Le groupe s’est ensuite déplacé rue Bécassine, devant la
maison natale de Jean où Dominique et Annick ont lu des extraits de « l’Enfant de la mer » illustrant parfaitement l’enfance du « petit Jean » dans la maison « sans fenêtre ». Des lectures ponctuées d’anecdotes savoureuses que Jacques et Roger, les premiers neveux de Jean et Geneviève, avaient encore très présentes en mémoire. Ainsi de la rue Bécassine, après une halte au pied de l’Eglise, tout
près de l’ancienne Ecole Saint Nicolas où Jean fréquentait l’Asile, jusqu’à la rue du Village neuf, deuxième maison de la famille Huguet, et d’un arrêt près du manège, tout près du quai, les lectrices ont su nous faire partager des souvenirs lointains mais vivants de l’enfance de Jean. « J’ai été un bavard épris de silence. L’heure vient où le silence parlera pour moi ».
Cette conclusion de Jean, riche de signification quand on connaît les dernières années de la vie ponctuait cette promenade où l’intérêt et la curiosité, si l’on en juge par les questions des uns et des autres, étaient au rendez-vous, et où l’émotion était très palpable.
Et pourtant « nous n’avons pas tout dit, nous n’avons pas tout scruté… » Il nous faudra d’autres flâneries…
Françoise GUÉGAN