Roland Mornet 12 mars 2016

A nouveau salle comble pour recevoir notre ami et conférencier : Roland MORNET.

Le thème est attractif :« 1880-1990 » 100 ans de l’histoire du port des Sables d’Olonne.

Après avoir évoqué rapidement son cursus scolaire et professionnel, il l’a terminé avec un trait d’humour par ces mots : « Dès que j’étais inscrit dans un établissement scolaire, il fermait après mon passage, heureusement je n’étais pas allé  à l’école polytechnique…. ».

Comment arrêter un intarissable historien de la marine au bout de 60minutes. Dur, dur, mais nous y sommes parvenus… non sans mal……

Il se définit comme étant un rat d’archives après avoir été un navigateur aguerri.

Alors pour nous tous, pourquoi ne serait-il pas un navigateur sans GPS, avec beaucoup d’intuitions, fouillant pour notre plus grand plaisir dans les archives de la marine. Que n’a-t-il pas encore trouvé pour relater les nombreux naufrages sur les différentes côtes du littoral atlantique.

Les guerres, les naufrages et la disparition de marins élingués ne doivent pas être une froide statistique dans nos mémoires

D’anciennes cartes postales et des aquarelles de son ami Clément DUBERNET  sont ses supports pour nous expliquer l’évolution de l’activité du port des Sables d’Olonne. La pêche et les chantiers de construction navale en  étaient les principales activités, donnant  travail aux nombreuses conserveries et aux métiers annexes.

1092 bateaux étaient inscrits en 1971, il n’en restait plus que 170 pour l’année 2009.

Prions Sainte Rita pour que l’hécatombe cesse.

Trop rapidement à notre gré, sont évoqués les années 1930, l’épopée du «Caprice du temps», les saisons du thon à Dakar, les chantiers de l’époque. Que de souvenirs à l’évocation de l’activité du port de commerce et de celle des 300 sardiniers, et de la rivalité ancestrale entre les chaumois et les sablais.

La puanteur de la rogue, l’odeur du poussier et du coke,du bois et du coltard, remplissent encore les narines des anciens. Le travail des forges a aussi été souligné. La rude vie des femmes des marins pêcheurs n’a pas été oubliée.

Les techniques ayant évolué, progressivement,  les bateaux de pêche se sont équipés d’un moteur. Cela a facilité le rude travail des pêcheurs et surtout, apermis de sauver bien des vies.

Un petit rappel historique : Courageux les navigateurs modernes  du « Vendée Globe »,mais ils ont été devancés dans des conditions bien plus pénibles par les grands voiliers, les « Cap Hornier »

Pardon, Roland, j’ai certainement oublié de relater d’autres histoires et anecdotes. Vous en avez trop raconté pour que je puisse me souvenir de toutes.

Pour combler ces lacunes, le plus simple est de vous plonger, amis de Jean Huguet dans son  livre si bien documenté : «100 ans de l’histoire du port des Sables d’Olonne : XIXème-XX siècle » édité chez « Geste Edition »

Vous avez ouvert en grand les portesdu port pour  nous. Nous espérons que vous reviendrez nous évoquer d’autres aspects de la vie maritime sablaise de cette époque.

Françoise PIERAU

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